Les proverbes italiens reflètent la chaleur, l’humour et la sagesse du peuple italien. Nés dans les rues, les villages, les marchés et les cuisines, ils expriment l’amour de la vie, la méfiance face au hasard et la confiance dans le travail, la famille et le cœur.
L’italien hérite du latin mais reste profondément enraciné dans la parole populaire. Chaque région — Toscane, Sicile, Piémont, Vénétie ou Naples — possède ses propres dictons, avec des variantes lexicales et sonores. Cette diversité donne à l’ensemble une musicalité unique : on parle, on chante, on rit, mais toujours pour dire une vérité simple et profonde.
Derrière l’humour se cache une philosophie méditerranéenne : vivre avec mesure, savourer le présent et garder la tête froide face aux imprévus. Les proverbes italiens mêlent observation, ironie et tendresse, pour rappeler que la vie est faite de passion, de bon sens et de beauté. Leurs équivalents français gardent le rythme et le charme des mots d’origine.
Le péril une fois passé, le saint est bientôt négligé.
Si le malade meurt, c'est le médecin qui l'a tué, s'il guérit, ce sont les saints qui l'ont sauvé.
Ce qui n'est obtenu qu'à force de prière a réellement coûté cher.
Qui veut bonne vengeance, qu'il en charge Dieu."
La Bohémienne dit la bonne aventure aux gens, mais ne sait rien sur elle même.
On ne mange pas le diable sans avaler ses cornes.
La farine du diable s'en va toute en son.
Un anglais italianisé est un diable incarné.
Le diable tente tout le monde, mais l'oisif tente le diable.
Il ne faut pas montrer les fautes d’autrui avec un doigt sale.
Le pire orage éclate au moment de la moisson.
Qui nourrit les autres chiens, mécontente les siens.
Quand la faim croit, l’orgueil décroît.
Un soldat qui s’enfuit au combat est un soldat qui peut resservir.
Dans un voyage le plus long est de franchir le seuil.
Le premier degré de la folie est de se croire sage, le deuxième de le proclamer.
L’ignorance de la loi n’excuse personne.
De fortune et de santé il ne faut jamais se vanter.
Le jour est le père du labeur et la nuit la mère des pensées.
Qui soupe bien dors bien.